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vendredi 4 mars 2011

Top 16 de l'Euroligue, acte 6 : en route vers les quarts de finale


Bien avant les festivités de fin d'année et le célèbrissime Final Four, l'essorage de la plus convoitée des coupes européennes se fait par le redouté Top 16, il fermait ses portes hier soir, avec la 6ème journée.




Efes Pilsen 65 - 67 Partizan Bellegrade
Efes Pilsen : I.Rakocevic 19pts; K.Gonlum 8 rbds; N.Vujcic 4pds
Partizan Bellegrade : J.Vesely 23pts; C.Jerrells 7 rbds & 7 pds

Real Madrid 77 - 95 Montepaschi Siena
Real Madrid : N.Mirotic 13pts; F.Reyes 6 rbds; S.Llull 5 pds
Montepaschi Siena : M.Hairston 17pts; M.Rakovic 5 rbds; N.Zisis 4 pds

Power E. Valencia 82 - 68 Fenerbahce Ulker
Power E. Valencia : N.De Colo 15pts; S.Lishchuk 8 rbds; O.Cook 11 pds
Fenercahce Ulker : E.Preldzic 20pts; M.Tomas 8 rbds; R.Ukic 4 pds

Olympiacos 78 - 64 Zalgiris Kaunas
Olympiacos : R.Nesterovic 20pts; J.Gordon 6 rbds; T.Papaloukas 7 pds
Zalgiris Kaunas : M.Kalnietis 16pts; T.Plaisted 10 rbds; D.Collins 6 pds

Lietuvos Rytas 68 - 77 Caja Laboral
Lietuvos Rytas : K.Bajramovic 14pts; J.Valanciunas 11 rbds; M.Bjelica 4 pds
Caja Laboral : F.San Emeterio 19pts & 12 rbds; M.Huertas 5 pds

Unicaja Malaga 61 - 77 Panathinaikos
Unicaja Malaga : G.Fitch 12pts; N.Sinanovic 8 rbds; T.Mc Intyre 3 pds
Panathinaikos : D.Nicholas 18 pts; D.Diamantidis 8 rbds; D.Nicholas 3 pds

Regal Barcelona 76 - 58 Union Olimpija
Regal Barcelona : J.Lakovic 12pts; T.Morris 6 rbds; R.Rubio 6 pds
Union Olimpija : K.Gregory 13 pts & 7 rbds; S.Udrih 5 pds

Lottomatica Roma 82 - 69 Maccabi Electra
Lottomatica Roma : D.Washington 16pts; L.Datome 10 rbds; N.Gordic 5 pds
Maccabi Electra : D.Perkins 14pts; L.Eliyahu 8 rbds; D.Perkins 5 pds


Programme des quarts de finale (play-offs) :
play-off A : Caja Laboral - Maccabi Electra
play-off B : Regal Barcelona - Panathinaikos
play-off C : Real Madrid - Power E. Valencia
play-off D : Olympiacos - Montepaschi Siena

Les play-offs de l'Euroligue se joueront du 22 Mars au 6 Avril.

jeudi 3 mars 2011

Gravelines-Dunkerque perd mais se qualifie pour les quarts de finale de l'Eurochallenge


Plus aucun club de l'hexagone encore en course dans la prestigieuse Euroligue, les clubs français se concentrent sur l'Eurocup et l'Eurochallenge, les deuxièmes et troisièmes échelons européens, avec une certaine réussite. A l'instar de Gravelines-Dunkerque, cette année, ou Roanne, l'année dernière, les clubs français brillent en Eurochallenge. Certains invoqueront le manque de moyens, d'autres penseront que nos entraineurs sont moins performants, bref, chacun pensera bien ce qui lui semble le plus approprié. Toujours est il que l'Euroligue et ses paillettes en sont au top16, sans plus aucun club français. C'est ainsi.

jeudi 18 novembre 2010

Euroligue: chapeau Cholet !


Cholet
C'est un incommensurable exploit qu'ont réussi les Choletais ce mercredi soir. Ils n'ont pas seulement glané leur troisième victoire dans la compétition, ils ont aussi et surtout battu Fenerbahce Istambul Ulker (82-78) dans leur salle de la Meilleraie. Une performance sensationnelle puisque les Turcs étaient encore invaincus en Euroligue avant leur voyage en France. Sur le papier, l'écart était pourtant énorme entre le Champion de France et le Fener, véritable machine de guerre avec des pointures comme Lavrinovic, Ukic, Kinsey... Pourtant, c'est bien du côté français que se trouvait l'extraterrestre de la soirée, le sniper dominicain Sammy Meija, auteur de 29 points. Entouré de deux Américains solides Nelson et Robinson, les Choletais ont pris la tête du match au deuxième quart temps pour ne plus jamais la lâcher. Cet exploit permet à Cholet de se replacer idéalement dans la course à la deuxième phase, territoire étranger aux équipes tricolores depuis 2007 (Pau-Orthez). On croit rêver...

jeudi 28 octobre 2010

Pauvre France


FRANÇAIS D'EUROLIGUE

C'est pas la joie côté tricolore. Non seulement Cholet a enregistré face au Barça sa deuxième défaite en autant de journée (même si elle relève de la logique vu l'adversaire), mais les cinq Français alignés avec des équipes étrangères n'ont pas plus brillé.

NANDO DE COLO toujours forfait sur blessure, FLORENT PIETRUS (2 PTS, 2 RBD, 1 TO) n'a pas particulièrement rayonné sous le maillot de Rome, battu par Efes Pilsen (79-63). Malgré Savanovic (15 PTS, 8 RBD) et Javtokas (10 PTS à 5/6), l'équipe italienne n'a pas existé face à des Turcs vitaminés par la performance du local Kerem Tunceri (16 PTS, 4 RBD, 4 AST) et plus encore celle du vétéran américain Bootsy Thornton (19 PTS, 10 RBD).

Les trois derniers Français se retrouvaient face à face au Spiroudrome de Charleroi où les locaux, emmenés par JOSEPH GOMIS, recevaient le Rome des Français HERVE TOURE et ALI TRAORE. Forfait sur blessure, le premier n'a pas participé à la rencontre, sur laquelle Traoré n'a que très peu pesé (6 PTS, 2 RBD, 1 BLK). Cela n'a pas empêché les Italiens de s'imposer devant les Belges, abandonné pour une fois par le talent de Gomis. S'il avait brillé pour la première sortie européenne de la saison, le meneur tricolore s'est sérieusement abîmé, cette fois. Complètement déréglé (3/16 !), il n'a inscrit que 6 points et guère été présent pour le reste (2 RBD, 1 AST, 1 TO).

Il faut donc regarder du côté de Cholet pour trouver quelques menues satisfactions. MAMOUTOU DIARRA a ainsi tenu son rang devant de sacrés clients comme Navarro ou Rubio (5 PTS à 50%, 5 RBD) alors que FABIEN CAUSEUR, lui aussi international, a été plutôt transparent (4 PTS, 1 RBD, 2 AST), à peine plus que LUC-ARTHUR VEBOBE (2 PTS, 3 RBD, 3 STL). Il y a des soirs, comme ça...

FRANÇAIS DE LA JOURNÉE: Mamoutou Diarra (Cholet)

Cholet, encore raté !


Cholet
Cette fois, on ne va pas se moquer. Promis.

D'abord parce que l'adversaire est ce qu'on peut trouver de mieux sur le continent, comme les Lakers, battus en préparation, l'ont appris à leurs dépends. Oui, le Barça est une sacrée équipe et ce n'est que logique que Cholet s'incline face à elle (77-84).

Mais, et c'est là un motif de satisfaction et plus encore d'espoir, l'équipe du mage Kunter n'a pas été surclassée par le Champion d'Europe. Si elle a été largement dominée en première mi-temps, elle a su se ressaisir pour défendre ses chances et revenir dans le match. Transparents face à Sienne lors de la première journée, ANTYWANE ROBINSON (16 PTS, 6 RBD) et même VULE AVDALOVIC (12 PTS, 7 fautes provoquées) ont montré qu'ils avaient le niveau, tout comme SAMMY MEJIA (17 PTS, 4 RBD, 5 AST).

Mais face à l'escouade catalane, cette bonne volonté n'a pas suffi. L'effectif espagnol compte des joueurs au statut inabordable pour le modeste club choletais, et c'est ce qui a fait la différence. Si RICKY RUBIO continue d'être porté disparu (1 PT, 0/3), JUAN CARLOS NAVARRO, sans être irrésistible, a assuré (15 PTS, 6 AST), laissant la vedette aux intérieurs BONIFACE N'DONG (16 PTS à 87%) et ERAZM LORBEK (19 PTS, 5 RBD, 4 AST, 7 fautes provoquées), une force de frappe inconnue en France !

Allez, courage amis Choletais. La prochaine fois pourrait être la bonne. La venue des Lituaniens de Rytas pourrait permettre aux Français d'ouvrir leur compteur...

vendredi 22 octobre 2010

Gomis, Européen convaincu et convaincant


GomisFRANÇAIS D'EUROLIGUE

Après chaque journée d'Euroligue, B8N vous proposera un petit récap' des Français engagés dans la compétition. Voici le résumé de la première journée.

Avant tout, on va passer pudiquement sur les locaux, restés au pays pour disputer l'Euroligue avec l'unique équipe française admise à la table des grands, le Champion de France en titre. Dans la déroute choletaise face à Siena, seul l'international FABIEN CAUSEUR a tenu son rang (8 PTS, 4 RBDS, 3 AST). Le reste, et notamment les anciens Bleus Mamoutou Diarra et Claude Marquis, a semblé bien loin d'avoir le niveau... Ils ne sont pas les seuls. Les autres Français d'Euroligue, partis à l'étranger, n'ont pas semblé beaucoup plus à l'aise, même si, au moins, ils ont tenté d'exister. Ainsi le duo romain, constitué d'ALI TRAORE et HERVE TOURE. Le premier n'a pas eu beaucoup d'impact malgré sa bonne volonté (2 PTS, 1 RBD, 2 AST, 1 STL, 2 TO) pendant que le second a surtout été présent en défense (5 PTS, 3 RBD, 3 BLK). Mais ce sont surtout les anciens journeymen NBA Charles Smith et Darius Washington qui ont mené Rome à la victoire face aux faibles Allemands de Bamberg (83-65).

L'autre duo bleu n'a pas été plus conquérant, côté Valence. D'abord parce que NANDO DE COLO était forfait pour la rencontre face au redoutable Panathinaïkos. Ensuite parce que le pilier de l'équipe de France FLORENT PIETRUS n'a fait que passer (1 PT, 1 RBD, 1 BLK) lors de la défaite de l'équipe espagnole (56-72), lâchée par ses étrangers et forcée de miser sur les locaux (Martinez et Claver ont inscrit 31 PTS... et perdu 11 ballons à eux deux). Face au somptueux collectif grec, et en l'absence de Navarro, Valence n'avait aucune chance.

Finalement, un seul Français a réussi ses débuts européens cette semaine: le meneur titulaire du Spirou Charleroi JOSEPH GOMIS. Face à Malaga, et même si ça s'est avéré insuffisant (victoire des Espagnols 84-73), "Jo" s'est montré clairvoyant, rentable et efficace : 15 PTS (7/15), 3 AST, 1 STL, 0 TO. Du beau boulot, comme celui des anciens du Championnat de France Brian Greene (ex-ASVEL, Orléans) et André Riddick (ex-Paris), pas payé au final. Guillem Rubio (rien à voir avec le prodige du Barça, 22 PTS, 10 fautes provoquées !) et Joël Freeland (18 PTS, 8 RBD) étaient trop forts, même en l'absence de Carlos Jimenez. Mais Gomis a prouvé, une fois encore, qu'il avait largement le niveau euroligue. Tout le monde ne peut pas en dire autant...

FRANÇAIS DU JOUR: GOMIS (Charleroi)

Cholet peut sortir les mouchoirs


CholetPuisque le ridicule ne tue plus depuis bien longtemps dans le sport (sinon les footeux de Knysna serait six pieds sous terre), le basket français continue de faire bidonner l'Europe entière. Après avoir gâché trois chances de rentrer dans la compétition reine, l'Euroleague, via Roanne, Le Mans et, pire que tous, l'ASVEL, balayés lors du tour préliminaire, la France confirme qu'elle ne compte plus depuis longtemps dans le panorama du basket européen des clubs.

Pour son entrée dans la compétition, Cholet, unique représentant tricolore en Euroligue donc, a été ratatiné par Siena ce jeudi soir. Certes, en face, c'était un adversaire de taille, quatre fois Champion d'Italie d'affilée, mais de là à couler de cette manière, sans même agiter les bras pendant le naufrage (76-44, quand même !)...! 32 points d'écart au final, plus qu'un monde, une galaxie. Ce n'est même pas que Cholet - qui n'est rien d'autre que le symbole du basket français - n'appartient pas à l'élite européenne, c'est qu'il ne figure même pas sur la carte du ciel. Sacré autant par son seul mérite que par le naufrage des grosses écuries au printemps dernier, Cholet n'a ni les finances, ni le personnel pour se mesurer à des machines de guerre comme Siena. Et ceci en dépit des dons de magicien de son entraîneur turc, Erman Kunter, et du talent réel de plusieurs de ses joueurs.

Mais sur la totalité de l'effectif, Cholet est bien trop court pour lutter. Face à Siena, personne côté choletais n'est parvenu à dépasser la dizaine de points marqués ! Et ceux qui l'ont approché ont bien trop artillé pour un si piètre résultat (2/9 pour Robinson, 2/6 pour Falker, 2/7 pour Avdalovic, déjà catastrophique lors de la 2e journée de Championnat...). En dépit d'une défense plutôt consistante grâce à une subtilité tactique de leur coach (une zone 2-3), les Choletais ne sont pas parvenus à maintenir cette intensité sur la durée. Suffisant pour une équipe italienne encore en rôdage, mais intrinsèquement bien plus talentueuse (McCalleb 12 PTS, 5 AST; Lavrinovic 13 PTS, 6 RBD; et même l'inattendu Carrabetto, co-meilleur marqueur de la rencontre avec 13 PTS).

Le pire, c'est que l'humiliation devrait pactiser pour un bout de temps avec les Français. La semaine prochaine, Cholet recevra le terrrrrrrible Barça pour son premier match à domicile. Doit-on rappeler que ces mêmes Espagnols ont battu les Champions NBA récemment ? Alors, Cholet est-il plus fort que les Lakers ?

jeudi 21 octobre 2010

Siene, roi d'Italie


SieneDEVINE QUI VIENT DINER CE SOIR ?

Chaque journée d'Euroleague, B8N (alias Bask8 News) vous proposera une rapide photographie de l'adversaire du soir de Cholet, seule équipe française en lice dans la reine des compétitions. Aujourd'hui, Sienne.

LE CLUB
C'est un géant qui s'avance ce soir devant des Choletais un rien impressionnés. Un club vieux comme le basket, ou presque (ou exagère à peine, 1871), et qui a attendu ce siècle pour régner. Mais depuis, le Mens Sana Siena (son nom d'origine) ne se montre pas partageur : cinq fois Champions d'Italie en huit ans, quatre fois sur les... quatre dernières saisons, le Montepaschi est devenu LE club transalpin. Il ne lui manque désormais que la reconnaissance européenne, à laquelle elle n'est pas encore parvenue.

LE PROFIL
Sous la houlette de son très jeune entraîneur, Simone Pianigiani, 41 ans dont 15 sur un banc, Siena aime pratiquer un basketball moderne fait de contre-attaque, de jeu de transition et de mouvements. Pianigiani aime lâcher la bride de ses joueurs, et recrute des arrières sprinteurs, des ailiers toniques et des intérieurs shooteurs. Avec Siena, la cavalerie s'emballe souvent...

LA FORME
Difficile de parler de forme du moment puisque le Montepaschi n'a disputé qu'une rencontre de Championnat, pour une victoire, poussive (68-71), chez un promu, Cremone. A l'évidence, l'équipe n'est encore qu'en rôdage, et n'a dû qu'à ses arrières McCalleb (17 PTS) et Kaukenas (21 PTS) de ne pas souffrir davantage. Si la défense a semblé tenir le choc, principalement dans la peinture, il manque encore des réglages en attaque. Rien que de plus normal en ce début de saison.

L'HOMME A SURVEILLER
Américain de naissance mais Macédonien de passeport, BO MC CALLEB est un meneur ultra-rapide, à la bonne vision du jeu, capable de prendre ses responsabilités dans le domaine du scoring lorsqu'il le faut. Après des débuts en Turquie, il a véritablement explosé la saison passée au Partizan Belgrade, et ne semble pas trembler de remplacer à Siena la légende locale Terrel McIntyre (révélé à Gravelines à ses débuts).

LES AUTRES DANGERS
NIKOLAS ZIZIS : Grec, 27 ans, meneur. Vainqueur de l'Euroleague et de l'Euro par le passé, Zizis n'est plus le meilleur joueur d'Europe comme en 2005. Mais il sait encore gérer une équipe et sortir de sa boîte pour des shoots à vous dégoûter du basket (demandez aux Français de l'Euro 2005...!)
MALIK HAIRSTON : Américain, 23 ans, ailier. Drafté par Phoenix en 2008. Quelques matches avec San Antonio (3 pts/m.), membre encore plus assidu que Mahinmi de l'équipe réserve des Spurs, les Austin Toros. Capable de coups de chaud mais pourrait avoir du mal à exister à ce niveau.
KRYSTOF LAVRINOVIC : Lituanien, 31 ans, ailier fort. A un jumeau également dans le basket. Excellent shooteur, capable de s'écarter. Redoutable lorsqu'il prend feu. Défenseur correct, voire teigneux. Une mentalité parfois douteuse en dehors des parquets... voire dessus !
RIMANTAS KAUKENAS : Lituanien, 33 ans, arrière. Il s'agit de son retour au club. Un baroudeur passé par Israël, la Belgique, l'Allemagne... et même le Real Madrid, où il n'a pas fait d'étincelles. Fait son boulot sans fioritures, efficacement et sans états d'âmes. Sorte de couteau suisse, capable de créer, shooter, défendre... Joueur d'équipe par excellence.

LA SURPRISE
PIETRO ARADORI : ce jeune italien (22 ans) a enfin explosé la saison dernière à Biella (17 PTS/match) après plusieurs années en couveuse dans différentes équipes du pays. Recruté par Montepaschi, Aradori est un serial-scoreur pour peu qu'il soit en confiance. Gros espoir d'un basket transalpin en déliquescence.

LES POINTS FAIBLES
Avant tout, Siena est encore en phase de préparation et n'est pas forcément prêt pour les grandes joutes européennes. Avec un recrutement fourni, il lui faut encore se trouver un collectif et un équilibre. Si l'équipe sait défendre, elle manque vraisemblablement de dureté, notamment dans la peinture. C'est sous la raquette qu'il va falloir appuyer si Cholet veut garder une chance de réaliser l'exploit. Quelques difficultés sur attaque placée.

mardi 5 octobre 2010

Le Mans, touché, coulé


Le MansCholet, Champion de France qualifié d'office pour le tour principal d'Euroleague, va peut-être se sentir moins seul que prévu. En effet, le meneur français Joseph Gomis et son Spirou Charleroi ont vaincu Berlin (81-77) et pourraient bien obtenir le deuxième billet qualificatif mis en jeu lors du tour préliminaire.

En revanche, pour ce qui est de l'autre ticket, comme prévu, il ne devrait pas être pour Le Mans. Les Sarthois ont en effet été fessés à domicile par le Khimki Moscou, insubmersible. Vainqueurs à Antarès par une confortable marge (56-70), les hommes de Scariolo ont été fidèles à leur rang, posant d'insolubles problèmes aux Français en deuxième mi-temps.

Le retour devrait n'être qu'une formalité pour les Moscovites et un lointain, inutile et contraignant voyage pour des Manceaux pas au niveau. Et dire que la FIBA avait accorder trois places aux clubs tricolores dans cette phase éliminatoires...!

lundi 4 octobre 2010

L'ogre qui venait du froid...


Tremble Antarès, tremble peuple de Sarthe, voici que la terre frémit sous les pas de l'ogre de Russie !

On pourrait croire à un slogan sans âge de propagande anti-URSS, lorsque la guerre était aussi froide que les relations est-ouest, que deux parties de l'Europe se toisaient par-dessus un mur divisant Berlin et que le seul terrain où ces deux mondes pouvaient se croiser était celui du sport.

Il ne s'agit plus de cela, aujourd'hui, mais le vent de Russie qui s'apprête à souffler sur Antarès rappelle ces années de fer et de feu où l'armée rouge chaussait ses baskets pour venir fesser les naïves équipes continentales. C'était les années 80, et les Sabonis, Marciulionis, Kurtinaitis... révolutionnaient la planète orange, et les USA autant que l'Europe craignaient ces géants venus du froid.

Ce sont leurs héritiers qui s'aventurent ce mardi soir sur le territoire manceau, pour la première des deux manches décisives de ce tour qualificatif pour l'Euroleague, ultimes marches d'une longue ascension.

Bien sûr, le Khimki Moscou n'est plus aussi effrayant que ses devanciers. Mais il le reste largement assez pour apeurer Antoine Diot et ses partenaires, sortis indemnes du choc fratricide face à l'ASVEL... Bien avant le premier panier de ce tour préliminaire à rallonge, Moscou était déjà le favori ultime de cette mise en bouche, Pantagruel assumé de cet apéro européen. Avec son entraîneur référencé (l'Espagnol Scariolo) et ses joueurs à faire frémir (l'ancien NBAer Monya, les dangereux croates Planinic et Loncar et Raul Lopez, vice-champion olympique avec l'Espagne de Scariolo, sans oublier un Américain méconnu mais performant, Langford), Khimki Moscou semble appareillé pour l'Euroleague. Les Russes ont construit un tel effectif dans l'optique de disputer cette compétition, s'y sont préparée et entendent y jouer un rôle.

L'ultime obstacle se nomme Le Mans, et les Russes s'attendent à l'avaler sans sourciller. Gare, cependant. Car Antoine Diot tient une forme internationale, et les Sarthois, sans présenter semblable armada, ont les armes pour lutter yeux dans yeux avec les Russes, surtout en défense (Pellin, Koffi, les frères Kahudi et le rugueux pivot Batista). Tout va se jouer sur le parquet d'Antarès. Si le MSB parvient à faire chuter Moscou - une première cette saison sur la scène continentale - alors tout sera possible. Sinon...

vendredi 1 octobre 2010

ASVEL, adieu l'Europe ?


ASVEL-Le Mans

Cet ASVEL - Le Mans a des faux-airs du Lyon-Bordeaux de la saison dernière en Ligue des Champions : duel fratricide entre deux clubs français sur la scène continentale, carrefour essentiel mais douloureux, plus important pour l'un (Lyon hier, l'ASVEL aujourd'hui) que pour l'autre (Bordeaux et Le Mans). Reste une différence, majeure et cruelle à la fois : si Lyon avait fini sa course en demi-finale de C1, il y a peu de chance que le vainqueur de la double confrontation franco-française au deuxième tour qualification de l'Euroleague atteigne le Final Four au printemps prochain.

Si basket et football n'ont connu qu'un sacre continental, qui plus est la même année (1993, Limoges et Marseille, tous deux sur le toit de l'Europe), il faut admettre que le basket a encore plus de mal à passer l'hiver que le football. Pour un OL qui atteint assez régulièrement huitième et quart de final continentaux, personne dans le basket français ne parvient seulement à passer le premier tour.

La saison passée, malgré une équipe taillée pour l'Europe (en tout cas, c'était l'idée), l'ASVEL n'a jamais existé à ce niveau. Par charité, on ne parlera même pas du passage européen du Mans, tout bonnement calamiteux.
Pourquoi alors se bagarrer pour se contenter de faire de la figuration ? Pourquoi ne pas avoir calqué ses pas sur ceux de Roanne, éliminé dès son entrée dans cette phase qualificative autant par faiblesse que par désintérêt ? Tout simplement pour une question de positionnement, d'image et de marketing, surtout pour l'ASVEL. Poussé par son vice-président Tony Parker, boosté par l'annonce de l'arrivée imminente d'Arnaud Lagardère, le club rhodanien se doit d'avoir un destin européen, ne serait-ce que pour se montrer digne de la Wild Card qui lui est accordée.

La qualification est donc quasi-vitale pour l'ASVEL, ce soir. Mais la piteuse fin de match en terre mancelle et le déficit final (-10 points) ne laisse place à aucune erreur ce soir. Et dire que le vainqueur devra encore survivre au dernier tour et se tirer des pattes du dangereux Khimki Moscou, véritable ogre de ce tour préliminaire. En guise de préliminaire, on dirait bien que l'histoire d'amour va vite s'arrêter pour le basket français, et que seul Cholet, Champion de France et donc qualifié direct, goûtera aux plaisirs vénéneux de l'Euroligue. Un sorte d'amour vache, quoi...

mercredi 22 septembre 2010

Mention passable


Mis à part quelques binoclards du premier rang et une poignée de petites filles modèles, la plupart des lycéens sont bienheureux l'été venu de lire "passable" à côté de leur nom le jour des résultats du bac.

Le même sentiment doit animer les trois clubs français après leur première sortie européenne de la saison. Sur leurs bulletins, la même appréciation "peut mieux faire". Pas follichon mais pas catastrophique non plus. Rien n'est perdu, mais rien n'est gagné non plus. En clair, les deux vainqueurs, Roanne et Le Mans, n'ont pas gagné avec une marge suffisante pour se croire à l'abri vendredi, pour le retour. Et le vaincu, l'ASVEL, a sauvé le principal malgré la défaite.

Le mieux loti, le plus performant surtout, a réussi est revenu sans casse de son périple en Turquie. Face aux inconnus de Banvit, privé de ses deux joueurs d'impact (Simmons et Graves, l'ancien scoreur palois), Le Mans l'a emporté de six points (72-78) et devrait sauf noyade à Antarès se qualifier, surtout si les duos de meneurs Diot - Pellin (11 points, 9 rebonds et 11 passes à eux deux, du solide) et d'intérieurs Batista-Rupert (32 points, 7 rebonds en cumulé) maintiennent leur niveau de performance.

Face au vieux routier allemand de l'Alba Berlin, Roanne, réelle performance, est parvenue à s'imposer (86-79), notamment grâce à l'apport de ses Africains, les deux Ivoiriens Amagou (22 points) et Diabaté (12 points) et le Nigérian Nwosu (15 points à 100% de réussite). Attention tout de même au retour, les Allemands ayant fait de la qualification en Euroleague un objectif prioritaire. Et ce bon vieux Femerling ne rendra pas deux fois de suite une aussi pâle copie (4 points, 5 rebonds).

Battu au Monténégro, Villeurbanne a longtemps cru avoir perdu toutes ses chances dans un premier quart temps d'apocalypse (22-12; 19-2 après 5 minutes de jeu, un vrai trou noir !), où l'adresse méphistophélique de Dragicevic donnait la nausée à la défense de l'ASVEL. Courageux, les hommes de Vincent Collet s'accrochaient et devaient principalement au Porto-Ricain Vassallo (éblouissant avec Paris la saison dernière) de revenir à quai sans trop d'avaries. Sa jeunesse française (Fofana, Lacombe et surtout Tillie, revenu de sa fac américaine) a même permis à l'ASVEL d'espérer remonter les 5 points de retard cumulés au final (69-64).
Une façon de maintenir le suspense et de croire que tout est encore possible. C'est déjà pas si mal...

mardi 21 septembre 2010

C'est encore loin, l'Europe ?




Le monde s'étant refusé à la France du basket et lui ayant laissé des bleus à l'âme, le petit monde tricolore de la balle orange devra se contenter de rêver d'Europe. Quoique vu les campagnes désastreuses de ses représentants ces dernières années, il y a bien longtemps que l'Euroleague n'a plus rien d'un rêve, et tout d'un cauchemar.

La France doit d'ailleurs à son pouvoir d'attraction financier et à son entregent, et sûrement pas à ses résultats, d'avoir obtenu quatre chances de disputer la Ligue des Champions du basket. Quatre, c'est sans doute de trop, et il est fort probable que Cholet, Champion de France en titre et de fait unique qualifié d'office pour la compétition, se retrouve seul lorsque les choses sérieuses commenceront.

En effet, Le Mans, Roanne et l'ASVEL (Villeurbanne, le mieux armé pour réussir) débutent ce soir d'alambiquées qualifications qui offriront, à terme, seulement deux tickets aux plus vaillants. Le premier tour, ce soir et vendredi en aller-retour express, n'a rien d'effrayant mais la répétition des efforts risque d'épuiser les candidats avant même le premier coup de sifflet de la vraie compétition. Après leurs marathons (six matches au total, pour les plus chanceux), les deux survivants auront le droit de se faire dépecer par les meilleurs équipes du continent. Une chance, vraiment ? On en viendrait presque à excuser Roanne, qui a ostensiblement affiché son désintérêt pour la compétition...