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vendredi 26 novembre 2010

Canal NBA, canal historique


MEDIAS

Les aficionados que nous sommes en rêvait, Canal + l'a fait ! Louée soit la bonne âme qui a donné l'aval pour la création d'une émission entièrement destinée à la NBA. On imagine en effet que George Eddy et ses sbires réclamaient depuis des années l'aménagement d'un espace pour le basket ricain que n'était pas "American Dream", le magazine des sports américains où la balle orange devait partager son temps d'antenne avec ses cousines ovales, cousues ou aplanies (en clair, avec le foot américain, le baseball et le hockey). Ils ont finalement obtenu gain de cause, tant à l'usure que par intérêt, car on sent comme un frétillement pour le basket d'outre-atlantique dans notre pays.

Canal NBA

mardi 26 octobre 2010

LNB : la maison Desfoux


Jean Luc Desfoux

Spécialistes et grand public rêvait de Jacques Monclar. Ce sera finalement Jean-Luc Desfoux. Finalement pas candidat à la succession de René Le Goff, décédé il y a un mois des suites d'une longue maladie, Monclar le médiatique a laissé la voie ouverte à un anonyme du grand public, Jean-Luc Desfoux, Normand de 54 ans élu ce lundi à la tête de la LNB (ligue nationale de basket). Ancien joueur de bon niveau et ex-président de Caen, notaire dans le civil, le président Desfoux était en position idéale depuis le retrait de Monclar vu sa position à la Ligue, dont il était juste à présent vice-président chargé des finances. Bref, un changement dans la continuité...

jeudi 14 octobre 2010

Monclar ne sera pas président


C'est un soulagement pour le Groupe Canal +, pas sûr que ce le soit pour le basket français.

Jacques Monclar, pressenti pour être candidat à la succession du président de la Ligue René Le Goff, récemment décédé, renonce finalement à briguer ce poste. Poussé par quelques proches, et plus encore par les médias basket nationaux (L'Equipe, BasketNews...), Monclar (53 ans) semblait avoir le profil idéal pour cette fonction: fils d'un ancien international, lui-même ancien pilier de l'équipe de France (plus de 200 sélections), l'ancien meneur avait parfaitement réussi sa reconversion, d'abord comme entraîneur des plus grandes équipes françaises (Antibes, Pau, Limoges, Paris...) puis comme consultant à la télévision où sa connaissance du basket français, européen et NBA, sa gouaille, son sens de l'humour et de la formule, son enthousiasme et son charisme - plus encore que sa voix si particulière, érodée par la clope et les consignes meuglées pendant des années lors des temps morts - en font sans contestation l'un des, si ce n'est le, meilleurs consultants sportifs du PAF français, tous sports confondus.

C'est la deuxième fois que son nom est avancé pour une mission d'importance, preuve de son aura. On avait déjà évoqué son profil pour devenir une sorte de "super-manager" de l'équipe de France il y a deux ans, mais les caciques de la fédération n'avaient pas donné suite. Franc et direct, trop entier sans doute, Monclar dérange peut-être... C'est sans aucun doute regrettable pour le basket français. Mais c'est une sacrée bonne nouvelle pour les amateurs de basket à la télévision...

vendredi 1 octobre 2010

Mains en l'air !


Fermez le coffre à double-tour, planquez les Monet et les Picasso, les braqueuses sont de retour !

Après un début de Mondial idéal (victoires probantes face à la Grèce, au Sénégal et au Belarus), les basketteuses françaises se sont retrouvées à l'ombre, coffrées par l'Australie, les USA et, plus inattendu, le Canada. Mais à l'heure où se gagne les médailles, pour ce quart de finale face à l'Espagne de la terrrrrrrible Sancho Lyttle (une arrière meilleure marqueuse et rebondeuse du tournoi), les nanas de Pierre Vincent vont ressortir leurs panoplies de souris d'hôtel, cambrioleuse de haut-vol, qui leurs avaient permis de barboter l'or à la surprise générale en Lettonie l'année dernière.

Certes, entre temps, trois des meilleures joueuses françaises, et même du monde (n'ayons pas peur des lauriers !) se sont arrêtées sur la bande d'arrêt d'urgence, victime de leur physique, quand Cathy Mélain est, elle, carrément rentrée au stand. Sans sa chef de bande, et sans Gruda, Gomis et Yacoubou, la France ne pouvait espérer grand chose dans ce Mondial relevé.

C'était sans compter sur l'orgueil - et le talent, évidemment - de leurs complices, capables de trésor de malice pour compenser les centimètres et les kilos qui leur manquent.

Alors, ce soir, à la KV Arena, l'improbable salle de l'improbable citée tchèque de Karlovy Vary, les petites souris françaises vont, une fois encore, rejouer de la pince monseigneur et du pied de biche - ça leur va si bien - afin de déboulonner ces Espagnoles plus dangereuses qu'il n'y paraît. Dans le sillage de ses leaders Lepron et Dumerc, avec la renaissance de la "rebound-machine" Elodie Godin, les Bleues peuvent réussir un nouveau hold-up. Avec elle, il y a bien longtemps qu'on a compris que tout est possible...

lundi 20 septembre 2010

Les braqueuses à l'hosto


Emilie Gomis
Quelqu'un peut-il aller vérifier 117 rue Château des rentiers si un voisin n'est pas en train de repeindre sa façade ? Ou si une colonie de châtons couleur nuit ne rôde pas dans le coin... ça expliquerait que, par mégarde, Yvan Mainini, le patron du basket français et mondial (il vient d'être intronisé président de la FIBA) soit passé sous une échelle en entrant au siège de la FFBB ou ait croisé la route d'un matou tout noir. Sinon, à part un maraboutage (mais par qui ? Et pourquoi ?), on ne voit pas.

Après un été rempli de gloire, de métaux précieux (or, argent, bronze) et de victoires grâce à sa jeunesse masculine et féminine, l'automne du basket français est un chemin de croix... et même de croix rouge !

Comme s'il fallait que notre basket paie de sa santé celle, éclatante, de ses mômes. Après les garçons, privés du talent de quelques uns pour raison valable (Turiaf, Beaubois, Diot... et peut-être le cadet Piétrus), ce sont les filles qui voient partir une par une les ambulances. Aujourd'hui, c'est au tour de la délicieuse, mais vénéneuse (sur un terrain, évidemment), Emilie Gomis d'être forfait pour un problème de ménisque, quelques jours après Sandrine Gruda, touché au genou, et Isabelle Yacoubou (problème au pied). Une meneuse, deux intérieures parmi les meilleures en Europe - les Françaises ont gagné le dernier Euro à la surprise générale, ce qui leur a valu le surnom de "braqueuses" - et peut-être même du monde.

Sans trois de ces guides, cette France affaiblie risque de devoir réviser ses envies, d'autant que se dresse au premier tour, après le Sénégal et la Grèce, la terrible équipe des USA. Mais avec ces nanas-là, rien n'est impossible... à condition de stopper l'hémorragie, au propre comme au figuré...

samedi 18 septembre 2010

La main au Collet


USA: coach K.
Turquie: Tanjevic.
Serbie: Ivkovic.
France... Collet.
Cherchez l'erreur!

Vincent Collet

La comparaison semble cruelle pour l'entraîneur de l'équipe de France, le charmant et passionné Vincent Collet ? Sans doute. Mais à observer le podium des derniers Championnats du monde, c'est bien ce qui semblait le plus marquant, dans les deux sens du terme. Les trois meilleures nations de la balle orange sont aux mains d'authentiques légendes du banc, pas la France, cornaquée par un technicien compétent et zélé, pas par un authentique cador du jeu...

La principale différence porte un nom: expérience. Là où celle de Vincent Collet se limite à un Championnat de modeste calibre, ce qu'est malheureusement devenu la Pro A, celles de Mike Krzyzewski, mythique coach universitaire, et du duo Tanjevic-Ivkovic, héritiers de la prestigieuse école de coaches yougoslaves (Maljkovic et, le père de tous, le légendaire Aka Nikolic), n'ont rien de comparables.

Ces instants incandescents, ces fins de matches tendues, ces mots qui doivent résonner jusque dans le cœur des joueurs, ces décisions à prendre dans l'instant, cette pression à gérer comme une casserole sur le feu... Avec le temps, pour les avoir tant de fois vécus, les grands entraîneurs savent mieux que personne gérer ces moments particuliers où se décident victoires et défaites. Ils se sont forgés une culture de la gagne et des grands événements que le jeune entraîneur français ne peut revendiquer. Ce n'est pas sa faute, plutôt celle des dirigeants qui l'ont jeté dans la fosse aux lions. Pas suffisamment armé pour ce genre de grand rendez-vous, Collet apprend évidemment beaucoup depuis un peu plus d'un an qu'il est entraîneur de l'équipe de France. Il apprend vite, mais en attendant, ne peut rivaliser avec les géants du banc.

L'opération "Larry Brown", venu bénévolement au chevet des Bleus, n'était en fait qu'un coup publicitaire. Brown, coach de Diaw et Ajinça à Charlotte, n'a jamais eu son mot à dire sur l'équipe de France. Dommage, Brown est un entraîneur respecté en NBA, au vécu incomparable. Peut-être que, sur le banc au Mondial, aurait-il soufflé à Collet de demander à ses joueurs de faire faute sur la dernière possession des Néo-Zélandais, s'évitant une défaite honteuse et un 8e de finale meurtrier contre la Turquie.

Évidemment, des entraîneurs de ce calibre coûtent plus cher que Vincent Collet. Mais à l'heure où la France jure la main sur le cœur qu'elle sera présente pour une médaille aux JO de Londres, dans deux ans, il aurait peut-être fallu faire cet effort, quitte à garder Collet pour qu'il apprenne au côté d'un technicien haut de gamme. La question ne s'est même pas posée: le président de la fédération, Yvan Mainini, a pris une seule décision avant de partir ce mois-ci prendre la tête de la fédération internationale (la pauvre !): conforter Collet dans ses fonctions. Sans se poser de questions... un mal qui touche le basket français depuis bien trop longtemps.

vendredi 17 septembre 2010

Décès du président de la Ligue René Le Goff


René Le GoffRené Le Goff, ancien président du Paris Basket et surtout président de la Ligue National de basket depuis sept ans, est décédé aujourd'hui à Paris à 66 ans.

Cloîtré à son domicile depuis plusieurs années pour cause de maladie, René Le Goff continuait pourtant de remplir ses fonctions à distance. Il occupait également des fonctions sur le plan continental et avait été un temps élu à la mairie de Paris. On lui doit notamment la création de la "Semaine des As" et du "All star Game" à la française.

Après le départ du président de la fédération Yvan Mainini, élu à la tête de la fédration intenationale (FIBA), le basket français se retrouve désormais en quête de hauts dirigeants pour le guider et l'aider à sortir du brouillard dans lequel il se trouve en partie plongé...

mercredi 1 septembre 2010

Troisième victoire de la France


Nicolas Batum !! L'équipe de France peut remercier l'ailier de Portland avec ses 24 points et 7 rebonds, le français offre à son équipe une victoire difficile face au Canada (68-63). Finies les déceptions des matchs de préparation, la France a renoué avec la gagne pendant ces championnats du monde et enchaine une troisième victoire consécutive.

Stats: Batum 24 points, Diaw et Gelabale 8.

samedi 28 août 2010

Mondial 2010: La France bat l'Espagne


Incroyable sensation lors du premier match de l'équipe de France face au champion en titre l'Espagne. Trop peu efficace lors de ses matchs de préparation, tout portait à croire que les hispaniques allaient donner une leçon aux français. Erreur, la France a livré un match de qualité, avec une certaine réussite aux lancers francs, très importante dans le quatrième quart-temps. Des espagnols pas encore rodés, maladroits comme à chaque début de tournoi. Belle victoire 72 à 66. Il faudra battre le Liban, vainqueur surprise face au Canada, demain pour confirmer. Le Mondial 2010 ne pouvait pas mieux commencer pour les bleus.

Stats: Gelabale 16 points , Batum 14, Albicy 13 pour la France. Navarro 17 points, Fernandez 13 pour l'Espagne.