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samedi 30 avril 2011

Spurs: the end


LES GRIZZLIES QUALIFIES !
MEMPHIS 99-91 SPURS

Duncan spurs

C'est moche, le temps qui passe. Il cerne les yeux, souligne les rides et fait courber le dos. Même aux plus grands, même aux plus forts, à ceux que l'on a tant aimés et admirés. Cette nuit de vendredi, il a rappelé à la plus grande équipe du sport professionnel américain de ces 15 dernières années que nul n'est immortel. Et ça s'est vu. Crûment. Cruellement.

lundi 28 mars 2011

Les Knicks en perdition


Rien ne va plus à New York. L'équipe affiche un bilan négatif (35V-38D), chose qui n'était pas le cas avant l'arrivée de Carmelo Anthony. Ne faisons pas de raccourci trop rapide, Melo n'est pas responsable de la très mauvaise série des Knicks, avec 25 points de moyenne, il est le même joueur qu'il était à Denver.

Le problème est que New York paie cash le prix du transfert de l'ex-Nuggets directement sur le parquet. Felton, Chandler, Gallinari... tous ces départs ont brisé le bon début de saison des Knicks. D'autant plus que les néo-Nuggets, s'épanouissent à l'Ouest et maintiennent la franchise à la 5ème place.

samedi 18 septembre 2010

La main au Collet


USA: coach K.
Turquie: Tanjevic.
Serbie: Ivkovic.
France... Collet.
Cherchez l'erreur!

Vincent Collet

La comparaison semble cruelle pour l'entraîneur de l'équipe de France, le charmant et passionné Vincent Collet ? Sans doute. Mais à observer le podium des derniers Championnats du monde, c'est bien ce qui semblait le plus marquant, dans les deux sens du terme. Les trois meilleures nations de la balle orange sont aux mains d'authentiques légendes du banc, pas la France, cornaquée par un technicien compétent et zélé, pas par un authentique cador du jeu...

La principale différence porte un nom: expérience. Là où celle de Vincent Collet se limite à un Championnat de modeste calibre, ce qu'est malheureusement devenu la Pro A, celles de Mike Krzyzewski, mythique coach universitaire, et du duo Tanjevic-Ivkovic, héritiers de la prestigieuse école de coaches yougoslaves (Maljkovic et, le père de tous, le légendaire Aka Nikolic), n'ont rien de comparables.

Ces instants incandescents, ces fins de matches tendues, ces mots qui doivent résonner jusque dans le cœur des joueurs, ces décisions à prendre dans l'instant, cette pression à gérer comme une casserole sur le feu... Avec le temps, pour les avoir tant de fois vécus, les grands entraîneurs savent mieux que personne gérer ces moments particuliers où se décident victoires et défaites. Ils se sont forgés une culture de la gagne et des grands événements que le jeune entraîneur français ne peut revendiquer. Ce n'est pas sa faute, plutôt celle des dirigeants qui l'ont jeté dans la fosse aux lions. Pas suffisamment armé pour ce genre de grand rendez-vous, Collet apprend évidemment beaucoup depuis un peu plus d'un an qu'il est entraîneur de l'équipe de France. Il apprend vite, mais en attendant, ne peut rivaliser avec les géants du banc.

L'opération "Larry Brown", venu bénévolement au chevet des Bleus, n'était en fait qu'un coup publicitaire. Brown, coach de Diaw et Ajinça à Charlotte, n'a jamais eu son mot à dire sur l'équipe de France. Dommage, Brown est un entraîneur respecté en NBA, au vécu incomparable. Peut-être que, sur le banc au Mondial, aurait-il soufflé à Collet de demander à ses joueurs de faire faute sur la dernière possession des Néo-Zélandais, s'évitant une défaite honteuse et un 8e de finale meurtrier contre la Turquie.

Évidemment, des entraîneurs de ce calibre coûtent plus cher que Vincent Collet. Mais à l'heure où la France jure la main sur le cœur qu'elle sera présente pour une médaille aux JO de Londres, dans deux ans, il aurait peut-être fallu faire cet effort, quitte à garder Collet pour qu'il apprenne au côté d'un technicien haut de gamme. La question ne s'est même pas posée: le président de la fédération, Yvan Mainini, a pris une seule décision avant de partir ce mois-ci prendre la tête de la fédération internationale (la pauvre !): conforter Collet dans ses fonctions. Sans se poser de questions... un mal qui touche le basket français depuis bien trop longtemps.

mercredi 15 septembre 2010

La république du pas d'bol


France TurquieAllez, une blagounette, pour commencer: quelle différence y a-t-il entre les équipes de France de basket et de football ? En basket, les stars ne boudent pas dans le bus, elles n'y montent même pas...

Évidemment, les Bleus de Turquie ont commis face à la Nouvelle-Zélande une bourde aussi risible et navrante que les précédentes : fessée face à l'Italie à l'Euro 2003, défaite improbable contre la Grèce en 2005, humiliation face au Liban au Mondial 2006, 8e place à l'Euro 2007... alors que seuls les 7 premiers allaient aux JO, victoire lors du dernier match de poule alors qu'il fallait perdre pour éviter la Grèce en quarts de l'Euro 2009... une compilation à la Pierre Richard!

Mais, comme le disait le meilleur consultant de la planète, de tous les temps et tous sports confondus, Jacques Monclar (non, il n'est pas de ma famille !) "eux, au moins, ils étaient là!"
Si Beaubois et Diot avaient été dispensés par le toubib, direction l'hosto sans passer par la case départ ni toucher 20 000, où étaient les autres ? Dans leur canapé, sur une plage ou même au Madison Square Garden où Noah et Parker ont eu le toupet de s'afficher lors du match d'entraînement des Bleus face aux USA le 15 août. Un peu comme si un déserteur venait sur les Champs assister au défilé du 14 juillet... Et puis quoi encore ?

On adore Parker, une icône, un brave type, et une future légende du sport français. On serait même prêt à l'absoudre pour son absence, lui qui a tant donné aux Bleus. Sauf que... dans quel sport autre que le basket peut-on refuser une sélection ? Quelle impérieuse nécessité empêchait TP d'être présent en Turquie, après deux pleins mois de repos (les footeux ont... trois semaines!) ? A-t-il trop côtoyé les stars NBA pour imiter James, Stoudemire, Anthony et les autres, dont les excuses bidons n'ont trompé personne ? Et on ne parle pas de Noah, qui balade les fans et l'encadrement depuis quatre ans au jeu du "tu veux ou tu veux pas"; de Mike Piétrus-j'ai-super-envie-de-venir-mais-là-c'est-pas-de-bol-je-dois-me-faire-opérer qui n'a en réalité pas vu un bistouri de tout l'été; de Diaw venu avec sa bouée canard à force de fêter son retour dans les bons restaus du Sud-Ouest...

Tous jurent la main sur le cœur que, pour ce coup si, c'est pas d'bol et qu'ils seront là l'année prochaine pour assurer, à l'Euro, la qualif' pour les JO de Londres, objectif ultime de la génération Parker. Y'a intérêt. Parce qu'à force de cibler les objectifs et de choisir les échéances, les trains passent, Euros, Mondiaux, sans que nos Bleus soient dedans pour ramener une breloque (à l'exception du bronze de l'Euro 2005), chose qui était tout à fait possible avec une France moins déplumée.
Jamais la France n'a eu autant de Français disponibles estampillés NBA : Diaw, Parker, Turiaf, Petro, Diawara, Séraphin, Sy, Mahinmi, Ajinça, Beaubois, Batum, Mike Piétrus, Noah... 13 au total. 13 comme la place de l'équipe de France au Mondial. Et si c'était une malédiction, finalement ?