Allez, une blagounette, pour commencer: quelle différence y a-t-il entre les équipes de France de basket et de football ? En basket, les stars ne boudent pas dans le bus, elles n'y montent même pas...
Évidemment, les
Bleus de Turquie ont commis face à la Nouvelle-Zélande une bourde aussi risible et navrante que les précédentes : fessée face à l'Italie à l'Euro 2003, défaite improbable contre la Grèce en 2005, humiliation face au Liban au Mondial 2006, 8e place à l'Euro 2007... alors que seuls les 7 premiers allaient aux JO, victoire lors du dernier match de poule alors qu'il fallait perdre pour éviter la Grèce en quarts de l'Euro 2009... une compilation à la Pierre Richard!
Mais, comme le disait le meilleur consultant de la planète, de tous les temps et tous sports confondus,
Jacques Monclar (non, il n'est pas de ma famille !) "eux, au moins, ils étaient là!"
Si
Beaubois et
Diot avaient été dispensés par le toubib, direction l'hosto sans passer par la case départ ni toucher 20 000, où étaient les autres ? Dans leur canapé, sur une plage ou même au Madison Square Garden où
Noah et
Parker ont eu le toupet de s'afficher lors du match d'entraînement des Bleus face aux USA le 15 août. Un peu comme si un déserteur venait sur les Champs assister au défilé du 14 juillet... Et puis quoi encore ?
On adore
Parker, une icône, un brave type, et une future légende du sport français. On serait même prêt à l'absoudre pour son absence, lui qui a tant donné aux Bleus. Sauf que... dans quel sport autre que le basket peut-on refuser une sélection ? Quelle impérieuse nécessité empêchait TP d'être présent en Turquie, après deux pleins mois de repos (les footeux ont... trois semaines!) ? A-t-il trop côtoyé les stars
NBA pour imiter
James,
Stoudemire,
Anthony et les autres, dont les excuses bidons n'ont trompé personne ? Et on ne parle pas de
Noah, qui balade les fans et l'encadrement depuis quatre ans au jeu du "tu veux ou tu veux pas"; de
Mike Piétrus-j'ai-super-envie-de-venir-mais-là-c'est-pas-de-bol-je-dois-me-faire-opérer qui n'a en réalité pas vu un bistouri de tout l'été; de
Diaw venu avec sa bouée canard à force de fêter son retour dans les bons restaus du Sud-Ouest...
Tous jurent la main sur le cœur que, pour ce coup si, c'est pas d'bol et qu'ils seront là l'année prochaine pour assurer, à l'Euro, la qualif' pour les
JO de Londres, objectif ultime de la génération Parker. Y'a intérêt. Parce qu'à force de cibler les objectifs et de choisir les échéances, les trains passent, Euros, Mondiaux, sans que nos Bleus soient dedans pour ramener une breloque (à l'exception du bronze de l'Euro 2005), chose qui était tout à fait possible avec une France moins déplumée.
Jamais la France n'a eu autant de Français disponibles estampillés NBA : Diaw, Parker, Turiaf, Petro, Diawara, Séraphin, Sy, Mahinmi, Ajinça, Beaubois,
Batum, Mike Piétrus, Noah... 13 au total. 13 comme la place de l'équipe de France au Mondial. Et si c'était une malédiction, finalement ?