Subscribe Twitter Facebook

mercredi 15 décembre 2010

Français de NBA: Séraphin n'est pas un lampion


LA NUIT DES FRENCHIES

Et si c'était la bonne, cette fois ? Et si c'était l'heure du grand départ ? Après un tour de chauffe vite interrompu il y a une dizaine de jours, KEVIN SERAPHIN vient peut-être de s'élancer pour de bon sur le grand circuit de la NBA. Après quelques figurations, le gamin de Cholet a crevé l'écran cette nuit avec les Wizards, et même s'il ne tenait pas le rôle principal, il a tenu sa place dans le "supporting cast", comme disent les Américains. Pour s'être montré un peu trop maladroit (33% au shoot), le jeune rookie s'est surtout exprimé sur le plan défensif, mais de quelle manière ! Avec 9 rebonds (son record en carrière, la bonne blague !), il s'est montré aussi efficace que le titulaire JaVale McGee, à qui il avait d'ailleurs chipé la place contre Sacramento la semaine passée. Mais cette fois, en face, se dressaient des adversaires autrement plus coriaces que les pathétiques Kings californiens, leurs voisins tout puissants les Lakers ! C'est donc à la barbe de Odom, Gasol et même Bynum (revenu hier soir avec un genou tout neuf!), que le petit Français a collecté tous ces ballons... en un petit quart d'heure! Une sacrée publicité pour le tricolore malgré la défaite (89-103), la 9e en 10 matches pour les Wizards.

A l'évidence, coach Flip Saunders ne va pouvoir longtemps snober les capacités du Frenchy dans un domaine où son équipe occupe les bas fonds de la NBA (avec 38,96 rebonds par match, Washington est la 2e plus mauvaise équipe de toute la ligue en la matière). Fini de faire Tintin, Séraphin va montrer qu'il n'est pas un lampion (spéciale dédicace aux amis d'Hergé...) !

La vie de JOHAN PETRO avec les Nets n'a rien d'une bande dessinée, en revanche. Face à Philadelphie, le Français a vécu une soirée ordinaire, à grignoter les restes laissés par Humphries (pathétique en attaque mais présent en défense avec 13 RBD), Lopez (16 PTS 5 RBD) et même Favors (10 PTS 13 RBD). Clairement utilisé a minima par Avery Johnson, le pivot bleu blanc rouge n'est qu'une option mineure, un recours éventuel en cas de fautes en cascade ou de besoin ponctuel de centimètres (2m13, quand même). Être considéré pour ses seules mensurations, voilà le plus cruel des sorts pour un basketteur...!

Quoique la soirée vécu par les Bobcats est également une sorte, si ce n'est d'humiliation, au moins de frustration. La victoire face à Toronto (97-91) a été éclipsée, et de loin, par l'intronisation du proprio de la franchise au Hall of fame (sorte de panthéon, un concept très prisé aux USA) du sport de Caroline du Nord. Bon, faut avouer que le boss en question s'appelle Michael Jordan, et que n'importe qui aurait été dans l'ombre de l'astre, irradiant la soirée de sa classe et de son sourire. Ses hommes ont au moins fait le boulot et rendu hommage à leur leader maximo, quelques jours après l'avoir foutu en pétard après une énième défaite. Mais, cette fois, à l'image d'un BORIS DIAW concentré et polyvalent, les Bobcats ont maîtrisé une faible équipe canadienne où même Bargnani semblait ailleurs (12 PTS 8 RBD). Cela a au moins permis à Nasr Mohamed de briller, ce qui n'est pas un mince exploit (18 PTS 8 RBD)... C'était vraiment soir de fête, à Charlotte...

STATS
PIETRUS: DNP
SY: DNP
DIAW (34'43): 9 PTS (4/10), 7 RBD, 5 AST, 4 STL, 1 BLK, 4 TO
PETRO (11'40): 0 PT (0/1), 3 RBD, 1 BLK
SERAPHIN (15'24): 6 PTS (2/6), 9 RBD, 1 BLK, 1 TO

FRENCHY DE LA NUIT: Kevin Séraphin

2 commentaires:

Olichebo a dit…

Quid de Pietrus ? Blessé ? Hors de forme ?

Anonyme a dit…

Il a un problème au genou et doit passer une IRM. On ne connaît pas encore la gravité